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Age de Faire

L’auteur : Laurent Pinatel est porte-parole de la Confédération paysanne.

On peut dire que le début du siècle ne laissait que peu d’espoirs. Depuis les années 1960, le nombre de paysans était en chute libre et la catastrophe n’allait qu’en s’accentuant dans les premières décennies de ce siècle. En cause, l’industrialisation de l’agriculture, poussée par les multinationales et soutenue par les gouvernants, qui voulaient faire de la production alimentaire une industrie comme une autre, automatisée, ultra-normée, sur-mécanisée et vouée à l’exportation.
En regardant aujourd’hui derrière nous, on peut se dire qu’on l’a échappé belle. Cette course à l’industrialisation est passée à deux doigts de faire disparaître le métier de paysan. Semences certifiées, intrants chimiques, ou encore mécanisation prenaient la place du travail quotidien de la terre et avec les animaux. Il fallait produire une alimentation standardisée pour satisfaire les marchés mondiaux, et les paysans ne sont pas standards. C’est pourquoi les politiques faisaient en sorte d’accélérer encore leur disparition.
La crise de l’élevage de 2015 a été catastrophique, mais elle a permis une réelle prise de conscience de nos gouvernants. En effet, dans les années qui ont suivi, la désertification des campagnes faisait des ravages. Les villages se vidaient de leurs habitants, les écoles fermaient comme les bureaux de Poste et les commerces. Il était devenu impossible de se baigner dans les rivières, et les incendies étaient de plus en plus fréquents dans les campagnes que la main des paysans n’entretenait plus.
Un grand plan pour l’agriculture a donc été lancé en 2020 malgré les hauts cris du syndicat productiviste FNSEA, qui venait de subir un échec cuisant aux élections professionnelles, et de son relais européen. La nouvelle Politique agricole commune (Pac) a été entièrement repensée. Finis les soutiens à la productivité à outrance, à l’exportation, au surinvestissement. Désormais, la Pac soutient l’autonomie sur les fermes, le respect réel de l’environnement et la relocalisation des productions. Si ce changement de cap a été possible, c’est aussi parce que les populations d’Europe, des Etats-Unis et du Canada se sont massivement mobilisées pour stopper net les velléités de signatures d’accords de libre-échange à tout va !
En parallèle, le gouvernement a compris l’opportunité qu’il pouvait y avoir à soutenir l’agriculture. C’est le ministère de l’éducation nationale qui a passé le pas en premier en imposant des productions locales dans les cantines. Les autres ont suivi, favorisant ainsi l’installation de jeunes dans des fermes à taille humaine où l’on ne s’arrache plus tant les nouvelles machines que les savoir-faire des anciens.

Nous sommes aujourd’hui à un cap que nos grands-parents n’osaient même pas imaginer : non seulement la disparition des paysans a été stoppée, mais nous en sommes à faire augmenter leur nombre ! Ce métier est à nouveau devenu attrayant. Les jeunes adultes d’aujourd’hui ont grandi en connaissant le goût des aliments, en sachant d’où ils viennent. L’alimentation a été le premier vecteur de ce renouveau. Quand on est enfin parvenus à faire en sorte que chacun ait accès à une alimentation de qualité, beaucoup se sont pris de passion pour le sujet et ont voulu participer à cette nouvelle manière de vivre.
En cet été 2050, on nous annonce pour la rentrée la réouverture de plusieurs centaines d’écoles dans des petites communes. L’exode rural s’est inversé et les campagnes se repeuplent. Les petits commerces rouvrent les uns après les autres. Le lien social se tisse à nouveau au quotidien dans les villages.

Mais nous ne vivons pas seuls dans notre coin, et ce renouveau n’aurait qu’un goût amer s’il fallait regarder le reste du monde continuer à promouvoir une agriculture destructrice. Sous l’impulsion européenne et des populations unies contre les accords de libre-échange, les gouvernements du monde occidental ont pris ce virage ensemble. Conséquence immédiate : ils ont cessé de considérer les pays du Sud comme leur arrière-cour, leurs champs de substitution et leur fournisseur de main-d’œuvre bon marché. L’agriculture vivrière a pu reprendre sa place, et tous les paysans du monde avec.
Et comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, nous apprenons que tous ces changements ont enfin un impact sur le climat. Nous avons réussi à stopper les dérèglements climatiques ! Il y a des dégâts, évidemment. On ne pouvait pas espérer traverser ce début de siècle complètement fou sans en subir les conséquences… Mais en mettant un coup d’arrêt au système alimentaire industriel partout dans le monde, nous avons pu agir vraiment.
Il reste donc des défis à relever, mais nous savons désormais que nous pouvons le faire !

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« Je vais à la cabane ! » Cet automne, ce ne sont plus seulement les enfants qui le disent : les Gilets jaunes ont renoué avec ce lieu de liberté où l’on peut inventer de nouvelles règles de vie collective. Reportage sur un rond-point d’entrée d’autoroute, qui a son restaurant, sa bibliothèque et sa mairie.


«  Je vais à la cabane ! » L’année dernière, c’était mon fils de 9 ans qui prononçait cette phrase plusieurs fois par semaine, avant d’enfiler ses baskets pour rejoindre ses amis dans le petit bois d’à côté. Derrière le mot cabane, il y avait tout le plaisir de construire ensemble, avec les moyens du bord, et d’améliorer l’abri petit à petit, au gré des trouvailles des uns et des autres : branches mortes, vieilles planches… Il y avait aussi la liberté d’avoir un espace à soi, hors de l’école et de la maison, et surtout hors de vue des parents ! Et puis, la cabane était l’objet d’enjeux, de débats et parfois de conflits, sur lesquels les enfants devaient se prononcer collectivement : qui est admis à y entrer ? Doit-elle rester secrète ? Comment l’aménager ? Quelles sont ses règles d’utilisation ?
L’une des bonnes nouvelles de cet automne, c’est que des dizaines de milliers d’adultes ont renoué avec ce bonheur universel qu’ils croyaient réservé à l’enfance. « Je vais à la cabane ! » Depuis trois semaines, j’entends ces mots dans la bouche de grands gaillards de 45 ans, de mères et de pères de famille, de retraité·es et de jeunes gens. Il y a dans leur voix la même jubilation et la même intensité que dans celle des enfants : la cabane, c’est un jeu, mais c’est aussi très sérieux. D’ailleurs, mon fils et son copain ne s’y trompent pas. Pour eux, la cabane des Gilets jaunes, c’est désormais LE lieu où il faut être !

Attention, vrai-faux maire !
Pour autant, n’allez pas dire que les Gilets jaunes campent par plaisir sur les ronds-points ou en bord de route… « Franchement, vous pensez que j’ai rien d’autre à faire ? Que j’ai pas une famille à m’occuper ? », ironisent une femme et un homme, dimanche 16 décembre à Manosque, Alpes-de-Haute-Provence, à l’entrée de l’autoroute. Il est 10 heures du matin, il pleut, il fait froid, et pourtant une bonne cinquantaine de personnes discutent autour des cabanes, alimentent les feux dans les bidons, ralentissent les voitures, déchargent des vivres offerts par des sympathisant·es. « On ne leur demande rien, mais des gens nous donnent aussi un peu d’argent. Ça permet de payer le gaz et ce genre de choses », explique un homme en train de ranger les stocks de nourriture dans l’une des cabanes. Sur ce rond-point qui donne sur l’échangeur d’autoroute, tout un petit village a été érigé : le restaurant gratuit, baptisé Le Gaulois en référence à la remarque méprisante d’Emmanuel Macron sur les « Gaulois réfractaires » ; le Coin des artistes avec sa petite bibliothèque ; la cabane des Gilets jeunes qui semble faire office de dortoir…

Parodie du pouvoir et expérimentations démocratiques
Au fronton de l’une des cahutes, un simple panneau de carton : « mairie ». Personne, dans l’immédiat, ne semble savoir qui l’a installé ni dans quelle intention… ce qui n’empêche pas de se prendre au jeu. Dans le dos de son gilet jaune, une dame a écrit : « femme du maire ». « C’est pour blaguer : on dit que mon mari, c’est le maire », sourit-elle. Le mari en question, retraité, s’appuie sur un bâton et s’offense que l’État lui ait demandé, lorsqu’il travaillait, de « payer pour les vieux », pour ensuite le traiter comme « tous ceux qui sont en bas, les merdes, les Gaulois qu’on écrase ». Par une drôle de coïncidence, le faux maire a, sur le rond-point, croisé le vrai, qui passait au volant de sa voiture. « Sa tête me disait quelque chose. Je lui ai demandé :  » Je vous connais ? Vous vous occupez d’une association ?  » Il m’a répondu :  » Non, je suis le maire de Manosque. » »

Suite à des incendies du péage d’autoroute, ces cabanes ont été démantelées le 17 décembre 2018 par les forces de l’ordre. © ADF

Mais attention : un (faux) maire peut en cacher un autre. « Comment ça il dit qu’il est maire ? C’est moi qui ai été élu ! », lance Franck, rigolard, du fond d’une cabane où il s’affaire pour lancer le café. Franck est en effet l’un des deux « messagers » élus lors de la dernière assemblée du rond-point. Ils jouent un rôle de porte-parole en cas de rencontres extérieures et font partie des quelques personnes très impliquées au quotidien dans l’organisation, mais rien n’est figé. « Ça me donne le droit de rien foutre pendant que les autres bossent », plaisante Franck. Et tout le monde se marre…
Ainsi la parodie du pouvoir, avec ses airs de carnaval, se mêle à de véritables expérimentations démocratiques. Devant l’une des cabanes, un document détaille le « nouveau fonctionnement de l’assemblée ». La boîte à idées recueille, toute la semaine, les propositions écrites de qui veut. Le dimanche, les propositions sont dépouillées ; huit à dix d’entre-elles sont mises au propre et affichées pour être soumises au vote. Le jeudi à 14 heures, les votes sont comptabilisés puis à 18h30, les résultats sont présentés lors de l’assemblée, qui nomme un référent pour chaque proposition adoptée. Les décisions concernent essentiellement le choix des actions (lieux de blocages et autres), ainsi que les aménagements du rond-point. Dans une autre cabane, un grand panneau d’information accueille toutes sortes de textes. Un montage qui se paie la tête du président ; un message rose et vert fluo écrit par des lycéennes – « On vous aime les Gilets jaunes » ; les paroles d’une chanson de Brel ; le procès-verbal de la plainte déposée contre Macron en gendarmerie par un Gilet jaune de Gréoux-les-Bains, un village à quelques kilomètres de là, pour « divers faits commis à l’encontre des citoyens de la République française » ; des infos sur le fonctionnement de la monnaie…

Tout est politique y compris le prix du péage
Mais c’est surtout par la discussion que se crée, petit à petit, une conscience collective. « Au début, j’avais les jetons à cause du FN, confie Bruno. J’ai entendu une femme parler des migrants en des termes pas cool. Je lui ai dit ce que je pensais, et j’ai passé une bonne semaine sans venir. » Depuis, Bruno n’a pas réentendu de propos racistes – tout le monde n’est d’ailleurs pas tout à fait gaulois sur le rond-point. Quand un homme dérape de la critique de Macron vers celle de l’homosexualité, les rires se font gênés et une femme se démarque : « C’est un scandale d’attaquer les homosexuels. » Hormis l’interdiction de l’alcool et de l’affichage syndical ou politique, il n’y a pas de règle établie pour faire face à des propos ou des comportements jugés inappropriés par la majorité. Ça se fait au cas par cas, ça frotte, ce n’est pas toujours rose, mais ça se régule beaucoup par la parole.
Outre l’injustice sociale et fiscale, la faillite démocratique est au centre des discussions. Les Gilets jaunes disaient au départ qu’ils ne faisaient pas de politique. Mais beaucoup ne sont pas dupes :

– Tout est politique, y compris le prix du péage ! 

Ce qu’on ne veut pas, c’est la politique politicienne. On est dans le concret, le réel.

C’est quoi déjà, l’étymologie du mot politique en grec ? Ce qui est sûr, c’est que ça ne correspond pas à ce que font les politiciens !

Comment forcer le gouvernement à changer les règles du jeu ? Le problème, c’est qu’on vote pour quelqu’un, et qu’on ne sait pas réellement ce qu’il va faire. L’objectif des politiques, c’est d’être élus et réélus !

Il n’y a qu’à voir en 1789. On a fait la révolution, et après ils ont continué à se guillotiner entre eux !

La confiance n’est accordée qu’aux petits maires : on est en contact direct avec eux.

Oui mais même eux, ils enchaînent les mandats. Dans mon village, il est là depuis vingt ans !

En s’engageant dans l’action et en voyant quel traitement leur ont réservé les médias dominants, de nombreux Gilets jaunes ont pris aussi un sacré recul vis-à-vis des chaînes de télé grand public. « Dans l’esprit de beaucoup de gens, c’est BFMacron, témoigne Patrick. Tout est fait pour décrédibiliser notre mouvement. Mais on a des familles qui pensent comme nous, on n’est plus seuls ! »
Pendant ce temps, Radio France répète les chiffres du gouvernement : la mobilisation du samedi aurait été deux fois moins importante que la semaine précédente. Ces chiffres, censés démontrer « l’essoufflement » du mouvement, ont donné envie à une jeune femme de venir sur le rond-point, pour la première fois. « J’ai regardé les infos ce matin et j’ai décidé d’aller voir les Gilets jaunes, car c’est grâce à eux qu’on commence à obtenir des choses », explique-t-elle.

Il y a quelque chose qui s’est ouvert et qui ne va pas se refermer. Rien ne sera plus comme avant.


Patrick

Lisa Giachino

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A quelques mois des élections européennes, le gouvernement s’est lancé dans une campagne pour mettre en place une taxation spécifique sur les seuls géants du numérique comme Google, Apple, Facebook et Amazon (Gafa). Il est indéniable que le niveau d’imposition effectif sur les bénéfices de ces sociétés est tragiquement bas.
Mais cette campagne pourrait occulter le caractère massif et multidimensionnel de l’évasion fiscale. En outre, elle est à l’exact opposé de la politique bien réelle d’injustice fiscale menée par le gouvernement en France, une injustice fiscale à l’origine du mouvement des Gilets jaunes.
Les évolutions économiques et technologiques du capitalisme ont permis à de très grandes entreprises de profiter des progrès du numérique pour dématérialiser leur chaîne de production. À la faveur de ces évolutions, ces multinationales peuvent ainsi profiter d’une grande souplesse dans le choix de la localisation de leur production, afin de payer moins d’impôt et de contourner les cadres juridiques contraignants. Elles choisissent où déclarer les bénéfices et où facturer les ventes selon les offres fiscales et légales les plus intéressantes. L’évasion fiscale atteint des dimensions gigantesques s’agissant des impôts sur les sociétés et sur le revenu des plus riches. Les dispositifs fiscaux de chaque pays de l’Union européenne (UE) présentent une telle diversité que, pris ensemble, ils font système et permettent de répondre à toutes les attentes des entreprises et des plus riches. Au final, la concurrence fiscale a conduit à une baisse généralisée des taux d’impôts sur les sociétés des pays de l’UE.

Désarmement fiscal
Certes, l’initiative française permet d’éclairer le problème de l’évasion fiscale. Mais, la taxation proposée par la France paraît notoirement insuffisante. D’abord, elle ne concerne qu’une petite partie de l’évasion fiscale qui est le fait de toutes les multinationales, numériques ou pas. Ensuite, cette stratégie de taxation spécifique risque de retarder, voire d’ajourner, une véritable lutte contre l’évasion fiscale de toutes les multinationales. Pour lutter efficacement contre l’évasion fiscale, la France devrait plutôt œuvrer à la mise en place d’une véritable harmonisation fiscale au niveau européen plutôt que de se focaliser sur cette seule taxation des Gafa. D’ailleurs, cette taxation risque de ne pas voir le jour puisque l’Allemagne a exprimé son désaccord.
La proposition française pourrait bien être un trompe-l’œil. En effet, jusqu’ici, le président Macron n’a eu de cesse de baisser les impôts sur les entreprises et sur les ménages les plus riches en supprimant l’ISF (Impôt de solidarité sur la fortune) et en prévoyant d’abaisser les impôts sur les sociétés de 34 % à 25 % au cours de sa mandature. Le désarmement fiscal envers les plus riches est une tendance globale du néolibéralisme, un régime dont la logique profonde est la production des inégalités.

Mireille Bruyère, économiste atterrée


Lire aussi sur ce sujet notre dossier du numéro 114 en vente en version papier ou pdf

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L’auteur : Michèle Rivasi est députée européenne EELV et spécialiste 
des questions de santé.

L’explosion des maladies chroniques (cancer, obésité, diabète…), scandales sanitaires (médiator, prothèses PIP, vaccins…), déficit de la sécurité sociale… En 2015, nous étions confrontés à une véritable crise de santé dont les autorités rechignaient à établir les véritables causes. L’air était pollué par les émissions de CO2, la nourriture contaminée par les pesticides, les additifs alimentaires et les perturbateurs endocriniens. Un brouillard d’ondes électromagnétiques générait maux de tête, insomnies ou éruptions cutanées : l’électro-hypersensibilité faisait de plus en plus de victimes, obligeant les malades à vivre dans l’isolement et à chercher refuge dans des lieux reculés, encore préservés des ondes émises par les antennes de téléphonie mobile. Les conflits d’intérêts entre les organismes sanitaires et les grandes entreprises empêchaient une connaissance précise de ces dangers par la population, et freinaient l’adoption de mesures politiques efficaces.
Pourtant, à force d’études indépendantes et d’actions en justice, des lanceurs d’alerte et des associations ont réussi à mobiliser l’opinion. Les questions de santé sont devenues un enjeu politique majeur, et une série de mesures concrètes ont été prises. Le lien entre la santé et l’environnement est désormais une évidence pour tous : en 2050, prendre soin de la nature pour se protéger soi-même fait partie du sens commun !
L’une des premières mesures, dans les années 2020, a été de diminuer la pollution de l’air en ayant une vraie politique de déplacement alternatif. Les transports en commun se sont largement développés, les véhicules individuels sont « propres », de même que les engins agricoles…

Un étiquetage des aliments, sous forme de feux tricolores, a été adopté par le Parlement européen, aidant les consommateurs à repérer les produits trop gras, trop sucrés, trop salés, ou contenant des toxiques. Le changement des comportements alimentaires a poussé les industriels à s’adapter en proposant des produits de meilleure qualité. Mais il a tout de même fallu une loi pour supprimer les additifs alimentaires cancérogènes, et interdire les pesticides sur les fruits et légumes.
De même, nos emballages alimentaires, nos cosmétiques, nos meubles ne contiennent plus de perturbateurs endocriniens (phtalates, bisphénol, retardateurs de flamme bromés…), et lorsqu’ils contiennent des nanotechnologies, ceci est dûment indiqué sur l’étiquette du produit.
Quant à la pollution électromagnétique, elle a été considérablement réduite. Le seuil de 0,6v/m est appliqué pour chaque antenne relais. L’utilisation de la fibre optique plutôt que du wifi est indiquée pour tous les établissements publics.

Les citoyens ont retrouvé confiance dans leur système de santé. Depuis 2035, il est vérifié que chaque personne s’exprimant publiquement sur le sujet n’a aucun lien d’intérêt avec l’industrie. Un médecin spécialiste de la politique vaccinale ne doit avoir aucun lien d’intérêt avec l’industrie pharmaceutique, un nutritionniste aucun lien avec l’industrie agroalimentaire… Une haute autorité sur la transparence de la vie publique a été mise en place, afin que l’on connaisse les éventuels liens de chaque expert, responsable d’agence sanitaire, responsable ministériel.
La formation des médecins a également été repensée : d’une logique de soin, nous sommes passés à une logique de prévention sanitaire. L’adage « prévenir plutôt que guérir » est revenu au cœur des relations entre les professionnels de santé et les citoyens. La formation initiale des médecins intègre aussi une approche transversale santé-environnementale. Quant à leur formation continue, elle a été complètement détachée des laboratoires pharmaceutiques qui, autrefois, faisaient tout pour que les médecins prescrivent leurs médicaments !

Les agences sanitaires, qui donnent l’autorisation de mise sur le marché des médicaments, sont désormais conseillées par un comité d’experts réellement indépendants. Ces experts pilotent la mise en place d’études de toxicité, de nocivité, d’effets secondaires… de chaque médicament. Ils ne recommandent le remboursement de nouveaux médicaments qu’à partir du moment où ceux-ci apportent une valeur ajoutée suffisante face aux médicaments existants. Ce comité oriente également la recherche vers des priorités de santé publique, et non pas des priorités liées au profit et au retour sur investissement qu’elle génère.
Car la recherche est devenue entièrement publique, et les brevets ont été supprimés pour les médicaments. En lien étroit avec les laboratoires, les chercheurs ne travaillent que dans l’intérêt général, pour aller dans le sens d’une amélioration des médicaments. C’est ce qui a permis de résoudre le déficit de la Sécurité sociale, qui était très largement lié au prix démesuré des médicaments, résultat d’un fort lobbying de l’industrie pharmaceutique sur les autorités gouvernementales.

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L'auteur : L'association négaWatt a construit un scénario de transition énergétique pour atteindre à l'horizon 2050 un modèle décarboné et dénucléarisé. Ce texte est extrait en partie du « Manifeste négaWatt – Réussir la transition énergétique », édité chez Actes Sud.

Comment vivrons-nous en 2050 dans une société qui aura achevé la transition énergétique ? Et comment cette dernière aura pu se réaliser ? La transition énergétique n’est ni une évolution à la marge, ni le rafistolage d’un modèle dépassé. Ce n’est pas non plus un retour en arrière vers une époque où l’on s’éclairait à la bougie… C’est même tout l’inverse !
Essayons de brosser à grands traits les principaux contours de la société telle qu’elle pourrait être en 2050, au terme d’une transition énergétique réussie, fondée sur la démarche négaWatt : “sobriété, efficacité, renouvelables”.

En 2050, notre manière d’occuper l’espace a fortement évolué à l’issue d’un triple mouvement de revitalisation des zones rurales, de reconstruction des villes sur elles-­mêmes et de densification des zones périurbaines. Cette dynamique a conduit à une répartition plus équilibrée à la fois de la population et des activités sur l’ensemble des territoires.
La quasi ­totalité des bâtiments anciens a été rénovée et isolée. Ils sont devenus plus confortables et beaucoup moins consommateurs d’énergie, et alimentés en énergie renouvelable. Ce vaste programme de réhabilitation énergétique a permis de créer des centaines de milliers d’emplois dans le bâtiment et l’industrie.
Les équipements électriques sont plus nombreux, et les services qu’ils rendent plus vastes qu’aujourd’hui, mais ils sont bien plus efficaces. En 2050, la consommation d’énergie des bureaux et logements a diminué de plus de moitié par rapport à 2010, pour un confort supérieur et des usages plus nombreux.
Les évolutions de l’urbanisme, de l’aménagement de l’espace et des modes de travail ont permis de réduire notablement les besoins de déplacements contraints pour des motifs personnels comme professionnels. Chacun peut trouver, dans un rayon de quelques centaines de mètres autour de son domicile, tous les commerces et les principaux services nécessaires à la vie quotidienne. Le développement du télétravail permet de mutualiser les équipements bureautiques performants et de limiter fatigue, perte de temps et gaspillage d’énergie.

Pour se déplacer, les transports en commun occupent bien sûr une place centrale, complétés par une gamme étendue de moyens de déplacement : vélos, microvéhicules légers conçus pour la ville, auto­partage et covoiturage, retour des taxis collectifs, développement des minibus à la demande, etc. L’agriculture a elle aussi opéré sa mutation vers une production bien plus équilibrée à tous les points de vue : environnemental et paysager, alimentaire et social, avec le développement de l’emploi rural grâce à la diversification des débouchés.
Au total, grâce à l’amélioration continue des chaînes énergétiques, et bien que la population se soit accrue de plus de 9 millions d’habitants, il faut 3 fois moins d’énergie pour satisfaire tous les besoins de la société française. Les énergies mobilisées pour répondre à ces besoins ont radicalement changé de nature, puisqu’elles sont à plus de 90 % d’origine renouvelable. Elles ont généré la création de dizaines de milliers d’emplois au cœur même des territoires.

L’abandon progressif de la production d’électricité nucléaire n’a pas été le cataclysme que certains Cassandre avaient promis. Les importations d’énergies fossiles se sont réduites progressivement, jusqu’à finalement se limiter à quelques usages très particuliers, dégageant des économies importantes de devises. Grâce à cela, les émissions de CO2 ont régulièrement diminué pour atteindre une division par 2 en 2030 par rapport à 2010, suivie d’une accélération spectaculaire portant la réduction jusqu’à un facteur 15 en 2050.
Ce changement profond du paysage énergétique a été rendu possible grâce à la mise en place dès 2015 de politiques et mesures ambitieuses, permettant de sortir de l’inertie et d’engager le bon tempo. Les technologies nécessaires à cette transition étaient déjà disponibles. Leur généralisation à grande échelle a permis de mener à bien cette transition énergétique, autant nécessaire que désirable !

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12.01.2019 - 27 actions contre l’huile de palme dans les carburants : les citoyens interpellent la Commission européenne

Paris, le 12 janvier 2019 – Aujourd’hui, 380 activistes ont mené des  actions dans de nombreuses villes de France pour interpeller la Commission européenne qui doit prendre une décision dans les prochaines semaines sur l’avenir de l’huile de palme dans...

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12.12.2018 - “Élu·e·s locaux, que faites-vous pour le climat ?” Les groupes Alternatives Territoriales étaient dans les rues le 8 décembre

Alors que les négociations entre chefs d’États et de gouvernements sur le climat peinent à trouver une réponse à la crise climatique à la COP 24 à Katowice, les collectifs locaux Alternatives Territoriales – campagne portée par Alternatiba et le...

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09.12.2018 - Succès des Marches pour le climat maintenues partout en France

135 Marches pour le climat ont eu lieu partout en France, mais aussi dans 191 villes dans le monde rassemblant au total 230 000 personnes. En France, plus de 175 000 citoyennes et citoyens ont démontré leur détermination à agir...

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05.12.2018 - Soutenez Alternatiba avec un don régulier !

Dans un contexte de mobilisations sociales grandissantes, il est crucial de faire entendre la voix des citoyens et citoyennes pour dénoncer les responsables des injustices sociales et du dérèglement climatique. Alors que la COP24 a commencé à Katowice et que...

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04.12.2018 - Pour une écologie populaire : rejoignez-nous le 8 décembre dans les Marches pour le climat !

Depuis le 8 septembre, une quarantaine de groupes ANV-COP21 et Alternatiba participent activement à l’organisation de Marches pour le climat, dans un contexte où l’implication citoyenne pour l’écologie et la justice sociale se renforcent. Pour la troisième fois cet automne,...

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La Totale

Une coalition de plus de 150 organisations de 16 pays européens rend publique ce mardi 22 janvier une pétition pan-européenne demandant aux dirigeants européens de mettre fin au système de justice d'exception dont bénéficient les entreprises multinationales et d'introduire des régulations contraignantes pour qu'elles respectent les droits humains et l'environnement : www.stop-impunite.fr

Lancée en marge de l'ouverture du sommet de Davos, et au lendemain de la réception à Versailles de 150 dirigeants d'entreprises par Emmanuel Macron, la campagne « Des droits pour les peuples, des règles pour les multinationales », dont la pétition n'est que le premier volet, vise à mobiliser largement les citoyens tout au long de l'année 2019 autour d'objectifs atteignables :

  • révoquer les clauses d'arbitrage entre investisseurs et États dans les traités existants ou en cours de négociation ;
  • appuyer les négociations et la ratification d'un traité onusien sur les multinationales et les droits humains, ainsi qu'adopter une directive européenne sur le devoir de vigilance.

Plus de quarante entreprises « partenaires industriels » du Forum économique mondial de Davos sont impliquées dans des règlements d'arbitrage investisseurs-Etats (ISDS). C'est par exemple le cas de Total contre l'Ouganda, et de Vattenfall contre l'Allemagne. Une action est organisée ce mercredi 23 janvier, dans les rues de Davos.

Plus de 3400 traités et accords protègent en effet les investissements des multinationales tandis qu'aucun texte international juridiquement contraignant ne garantit le respect des droits humains et de l'environnement par les multinationales.

Pour les organisations impliquées dans cette campagne, il est temps d'inverser cette tendance et de mettre fin à l'impunité dans laquelle ces entreprises opèrent en les rendant juridiquement responsables des impacts de leurs activités, ainsi que de ceux de leur filiales, fournisseurs et sous-traitants. Cela permettra de donner accès à la justice aux travailleur.e.s et communautés affectés dans le monde entier.

A l'échelon français, 42 organisations se sont déjà engagées dans cette campagne.

Notes pour les rédactions :

  • Liste des organisations françaises qui ont déjà rejoint la campagne :
    ActionAid France - Peuples Solidaires ; Aitec ; Alofa tuvalu ; Alternatiba ; Amis de la Terre France ; Attac France ; Banana Link ; Bizi ; Bloom ; CCFD-Terre Solidaire ; Ceras ; CGT ; Collectif Ethique sur l'étiquette ; Collectif Roosevelt ; Comité Pauvreté et Politique ; Commerce Équitable France ; Confédération paysanne ; CRID ; Fédération Artisans du Monde ; Fondation pour la Nature et l'Homme ; Fondation Copernic ; foodwatch France ; France Amérique Latine ; France Libertés ; France Nature Environnement ; FSU ; Greenpeace France ; Institut Veblen ; Le Mouvement ; Ligue des droits de l'Homme ; Notre affaire à tous ; ReAct ; Réseau Foi & Justice Afrique Europe antenne de France ; Secours Catholique - Caritas France ; Sherpa ; Stop TAFTA CETA ; StopTafta14 ; Sum of us ; Syndicat de la Magistrature ; Terre des Hommes France ; Union syndicale Solidaires ; We Move

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Alors que le sommet de Davos s'ouvre mardi 22 janvier 2019, le CCFD-Terre Solidaire lance, avec une coalition d'organisations européennes, une grande campagne de mobilisation. Son objectif ? Mettre fin au système de justice d'exception dont bénéficient les entreprises multinationales. Un défi qui passe notamment par l'introduction de mécanismes juridiques les contraignant à respecter les droits humains et l'environnement.

A ce jour, pas moins de 3400 traités permettent aux entreprises multinationales d'attaquer les Etats qui adoptent des législations favorables à la promotion des droits humains et à la protection de l'environnement. Ces attaques se font par le biais d'un système judiciaire parallèle nommé le système d'arbitrage entre investisseur et Etat , hérité de la période de décolonisation.

Ce système donne aux grandes entreprises des pouvoirs exorbitants pour remettre en cause des lois adoptées démocratiquement.

Seule la France s'est dotée en 2017 d'une loi pionnière en matière de régulation des multinationales, au terme d'un long combat législatif auquel le CCFD-Terre Solidaire a pris une part active : la loi sur le devoir de vigilance.

Alors que les élections européennes se profilent à l'horizon, il est temps de mettre les Etats membres de l'Union face à leurs responsabilités pour qu'ils mettent fin à l'impunité des multinationales.

A travers cette pétition, nous demandons :

  • la fin du système d'arbitrage d'investissement
  • l'extension de la loi sur le devoir de vigilance au niveau européen, afin de responsabiliser les multinationales en les obligeant à tenir compte de leurs impacts sociaux et environnementaux
  • la ratification d'un traité onusien contraignant les multinationales à respecter les droits humains


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Stop à l'impunité des multinationales !

N'attendez plus, passez à l'Attac en 2019.


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Parti il y a 12 ans, l’abbé Pierre continue de vivre à travers Emmaüs, mouvement né de sa rencontre il y a 70 ans avec Georges Legay, qui en sera le premier compagnon. Ensuite, il…
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L’auteur : Laurent Pinatel est porte-parole de la Confédération paysanne.

On peut dire que le début du siècle ne laissait que peu d’espoirs. Depuis les années 1960, le nombre de paysans était en chute libre et la catastrophe n’allait qu’en s’accentuant dans les premières décennies de ce siècle. En cause, l’industrialisation de l’agriculture, poussée par les multinationales et soutenue par les gouvernants, qui voulaient faire de la production alimentaire une industrie comme une autre, automatisée, ultra-normée, sur-mécanisée et vouée à l’exportation.
En regardant aujourd’hui derrière nous, on peut se dire qu’on l’a échappé belle. Cette course à l’industrialisation est passée à deux doigts de faire disparaître le métier de paysan. Semences certifiées, intrants chimiques, ou encore mécanisation prenaient la place du travail quotidien de la terre et avec les animaux. Il fallait produire une alimentation standardisée pour satisfaire les marchés mondiaux, et les paysans ne sont pas standards. C’est pourquoi les politiques faisaient en sorte d’accélérer encore leur disparition.
La crise de l’élevage de 2015 a été catastrophique, mais elle a permis une réelle prise de conscience de nos gouvernants. En effet, dans les années qui ont suivi, la désertification des campagnes faisait des ravages. Les villages se vidaient de leurs habitants, les écoles fermaient comme les bureaux de Poste et les commerces. Il était devenu impossible de se baigner dans les rivières, et les incendies étaient de plus en plus fréquents dans les campagnes que la main des paysans n’entretenait plus.
Un grand plan pour l’agriculture a donc été lancé en 2020 malgré les hauts cris du syndicat productiviste FNSEA, qui venait de subir un échec cuisant aux élections professionnelles, et de son relais européen. La nouvelle Politique agricole commune (Pac) a été entièrement repensée. Finis les soutiens à la productivité à outrance, à l’exportation, au surinvestissement. Désormais, la Pac soutient l’autonomie sur les fermes, le respect réel de l’environnement et la relocalisation des productions. Si ce changement de cap a été possible, c’est aussi parce que les populations d’Europe, des Etats-Unis et du Canada se sont massivement mobilisées pour stopper net les velléités de signatures d’accords de libre-échange à tout va !
En parallèle, le gouvernement a compris l’opportunité qu’il pouvait y avoir à soutenir l’agriculture. C’est le ministère de l’éducation nationale qui a passé le pas en premier en imposant des productions locales dans les cantines. Les autres ont suivi, favorisant ainsi l’installation de jeunes dans des fermes à taille humaine où l’on ne s’arrache plus tant les nouvelles machines que les savoir-faire des anciens.

Nous sommes aujourd’hui à un cap que nos grands-parents n’osaient même pas imaginer : non seulement la disparition des paysans a été stoppée, mais nous en sommes à faire augmenter leur nombre ! Ce métier est à nouveau devenu attrayant. Les jeunes adultes d’aujourd’hui ont grandi en connaissant le goût des aliments, en sachant d’où ils viennent. L’alimentation a été le premier vecteur de ce renouveau. Quand on est enfin parvenus à faire en sorte que chacun ait accès à une alimentation de qualité, beaucoup se sont pris de passion pour le sujet et ont voulu participer à cette nouvelle manière de vivre.
En cet été 2050, on nous annonce pour la rentrée la réouverture de plusieurs centaines d’écoles dans des petites communes. L’exode rural s’est inversé et les campagnes se repeuplent. Les petits commerces rouvrent les uns après les autres. Le lien social se tisse à nouveau au quotidien dans les villages.

Mais nous ne vivons pas seuls dans notre coin, et ce renouveau n’aurait qu’un goût amer s’il fallait regarder le reste du monde continuer à promouvoir une agriculture destructrice. Sous l’impulsion européenne et des populations unies contre les accords de libre-échange, les gouvernements du monde occidental ont pris ce virage ensemble. Conséquence immédiate : ils ont cessé de considérer les pays du Sud comme leur arrière-cour, leurs champs de substitution et leur fournisseur de main-d’œuvre bon marché. L’agriculture vivrière a pu reprendre sa place, et tous les paysans du monde avec.
Et comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, nous apprenons que tous ces changements ont enfin un impact sur le climat. Nous avons réussi à stopper les dérèglements climatiques ! Il y a des dégâts, évidemment. On ne pouvait pas espérer traverser ce début de siècle complètement fou sans en subir les conséquences… Mais en mettant un coup d’arrêt au système alimentaire industriel partout dans le monde, nous avons pu agir vraiment.
Il reste donc des défis à relever, mais nous savons désormais que nous pouvons le faire !

Cet article L’exode rural s’est inversé est apparu en premier sur Le site du journal L'age de faire.


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Paris, le 12 janvier 2019 – Aujourd’hui, 380 activistes ont mené des  actions dans de nombreuses villes de France pour interpeller la Commission européenne qui doit prendre une décision dans les prochaines semaines sur l’avenir de l’huile de palme dans...

Cet article 27 actions contre l’huile de palme dans les carburants : les citoyens interpellent la Commission européenne est apparu en premier sur Alternatiba.


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